Et maintenant, apprendre concrètement! Apprendre l’anglais comme un bébé, avec un minimum d’efforts!

Après avoir consacré quelques articles à ce que c’est qu’apprendre, et vous avoir convaincu, j’espère,  qu’apprendre ce n’est pas seulement raisonner, déduire, faire des mathématiques et de la science mais c’est aussi appréhender des domaines plus complexes, moins démontrables , mais essentiels. Je vous invite à découvrir un cas concret d’apprentissage.

L’apprentissage d’une langue étrangère et plus particulièrement de l’anglais, car à travers le monde beaucoup de gens apprennent l’anglais. L’anglais, me semble-t-il, est comme le latin en son temps, ( du 3ième s. avant JC jusqu’au 18ième s.) la langue de la culture, de la science, du savoir, de la diplomatie. C’est la langue des organisations internationales employée, pour communiquer entre les différentes cultures. Il suffit de voyager sur Internet, pour mesurer combien, c’est aujourd’hui notre langue commune.

Mais aujourd’hui, comme toutes les langues, elle est enseignée d’une manière très inefficace et démotivante.

 Heureusement, des découvertes récentes faites dans le domaine de la linguistique, permettent d’enseigner une seconde, voir une troisième langue, d’une manière plus productive et d’atteindre plus facilement et plus rapidement une capacité de communiquer dans une autre langue que notre langue maternelle.

Une langue est une pratique, et devrait s’apprendre comme on apprend  les autres connaissances pratiques, conduire,  jouer du piano,  faire de la bicyclette, en pratiquant, en s’exerçant. L’anglais comme toutes les langues est une pratique. Les enfants anglophones apprennent l’anglais comme tous les enfants du monde apprennent leur langue maternelle, en pratiquant.

Mais l’enseignement traditionnel d’une langue étrangère, ne recourt pas à cette méthode naturelle et donne de très mauvais résultats, tout en étant, de surcroît, méthode épouvantablement décourageante qui donne à l’étudiant le sentiment de ne pas être doué. Dans les cours proposés aux adultes et dans nos écoles, souvenez-vous, les résultats sont médiocres et bien peu d’enfants à la fin du cycle, vers 18 ans sont capables de discuter réellement avec des anglophones natifs.

 On pourrait dire, en gros, qu’on leur demande d’apprendre des listes interminables de vocabulaire, un nombre incroyable de règles de grammaire, que d’ailleurs, aucun anglophone ne connaît.

Et pourtant chacun d’entre nous est capable d’apprendre n’importe quelle langue. Un bébé coréen élevé dans une famille francophone parle le français tout comme une petite fille chinoise est capable d’apprendre, n’importe où, la langue de sa famille d’adoption. Nous possédons une sorte de grammaire universelle qui nous permet d’apprendre n’importe quelle langue. Nous pouvons donc tous apprendre une langue étrangère selon la même méthode qu’un enfant.

Les enfants entendent les adultes autour d’eux parlers, ils apprennent donc avec leurs oreilles et non pas avec leurs yeux comme on prétend nous faire apprendre une langue étrangère dans des livres.

Maintenant que j’y pense, je me dis que cette manière d’apprendre les langues, nous vient de notre histoire. Dans le territoire de l’Empire romain, il y avait une langue commune, le latin. Une langue dans laquelle s’exprimaient les lois, la philosophie, les sciences, les croyances, les arts. Dans presque toutes les langues européennes, un grand nombre de mots ont des racines latines ou grècques. Dans les premiers siècles de notre ère, l’Empire a connu une crise économique extrêmement profonde, une misère très grande s’est installée, de telle sorte que peu de personnes avaient encore l’occasion d’étudier, de connaître sa langue, de lire, d’écrire et de rester en contact avec la culture. Il a fallu des siècles pour qu’on reconquière une situation économique telle qu’un peu plus de personnes aient à nouveau l’opportunité de se pencher sur les textes qui contenaient le savoir antique.

 Au XIVe siècle, il y a peu, mais suffisamment de personnes, surtout des moines, libérés de la tâche de produire de quoi survivre pour consacrer du temps à redécouvrir et à remettre  en place les manières de vivre, d’organiser la justice et la paix qu’avaient connu l’Empire. La « Pax Romana » n’était pas un vain mot.

 C’est ce qu’on a appelé la Renaissance. Nous avons à nouveau désiré apprendre le grec et le latin, mais nous n’avions aucun locuteur qui s’exprimait dans ces langues nous n’avions plus que les textes, et aujourd’hui encore on ne sait pas comment se prononçait dans l’Antiquité le latin. Nous avons appris le grec et le latin dans des livres et nous continuons aujourd’hui à étudier les langues étrangères comme si nous n’avions pas de locuteur dans ces langues, ni d’occasion de les apprendre comme les enfants dont c’est la langue maternelle.

Oui, me direz-vous, mais je ne peux pas écouter, pendant deux ans parler anglais avant de faire des progrès !

Évidemment, d’abord nous sommes capables comme adultes d’apprendre plus vite et de ne pas devoir entendre aussi longtemps parler anglais. Il y a aujourd’hui de multiples sites qui vous offrent la possibilité d’apprendre selon ces méthodes nouvelles.(1) J’en choisis un, qui me paraît excellent parce qu’il m’a fait faire des progrès très rapidement. Je lis l’anglais depuis des années, disons 20 ans. Mais je ne m’étais jamais lancée dans l’expression orale, car je ne comprenais que l’anglais des personnes dont c’est la deuxième langue  et non celle des anglophones natifs. Et donc je ne m’aventurais pas à écrire.

 Aujourd’hui, avec un Kindle, la liseuse électronique d’Amazon on peut acheter des livres pour quelques euros. Et vous avez la possibilité de cliquer sur un mot et de recevoir la définition anglaise du mot et sa traduction en français. Mais vous pouvez aussi acheter la version audio du livre, ce qui vous permet de lire et d’entendre le texte en même temps. Vous vous retrouvez donc dans la situation d’un enfant qui entend parler et le support écrit vous permet de comprendre. Il suffit de choisir des textes que vous comprenez facilement. Et selon votre cas, ce sera un livre pour enfants, pour teenagers, pour jeunes adultes. (rem : vous n’êtes pas obligés d’acheter la liseuse vous pouvez mettre sur votre ordinateur, votre smartphone ou votre iPad, l’ appli gratuite Kindle, qui vous fera le même office que la liseuse.)

 Il y a 5 mois, j’ai commencé à me dire que je devrais écrire en anglais dans ce blog. Décidée à m’y mettre, j’ai découvert qu’Internet regorge de cours d’anglais. Certains sont encore archaïques et totalement décourageants. Mais il y en a aussi d’excellents qui vous font faire de véritables progrès et donc j’approche de mon but.

Pour vous montrer à quel point cette nouvelle manière d’apprendre est tout à fait différente, je vais vous décrire les règles de base. La première nouveauté séduisante, est qu’il n’y a que sept règles.

La première règle est qu’il ne faut pas apprendre des mots isolés, mais des phrases, ou si vous préférez des mots dans un contexte. Une phrase, par exemple, « He was a tall and slender man.” Ceci renseigne sur le sens des mots « tall» et « slender » mais aussi sur le pronom, sur le verbe, sur l’article. Et donc vous apprenez en même temps de la grammaire.

N’apprenez pas les règles de grammaire.    Cela, c’est la bonne nouvelle

Ecoutez de l’anglais tous les jours, visez à parfaire votre capacité d’écouter. Il s’agit d’écouter de l’anglais que vous comprenez à 95%. Si vous êtes débutant,  écoutez des histoires  pour enfants.

Apprenez les leçons profondément. Allez lentement et répétez très souvent.   Répéter souvent  en mimant l’accent et le rythme de la parole et même en exagérant un peu. Jusqu’à ce que cela sorte naturellement de votre bouche.

Faites usage d’histoires racontées de points de vue différents Cela vous apprendra l’usage des temps différents. Sans répéter des listes de verbes.

Employez des sources en anglais véritable.  Il s’agit  de parler l’anglais tel qu’il s’emploie usuellement et non l’anglais formel.

Employez, écoutez et répondez aux questions posées dans des histoires.    Vous trouverez sur Internet des petits films vous racontant une histoire en anglais et sous-titrés soit en anglais soit en français. Et puis vous aurez des questions exprimées en anglais sur ce qui se passe dans ce film et vous entendrez les réponses que vous pourrez répéter aussi bien que possible.

 

Petit cadeau supplémentaire : « Anki » c’est un programme sur lequel vous pouvez mettre les fameuses phrases que vous voulez retenir et éventuellement les traductions ou des phrases ayant le même sens. L’avantage c’est que ces phrases vous seront représentées à un rythme favorable à la rétention de leur contenu. C’est le résultat d’études sur la mémoire. Répéter trop n’a pas d’intérêt, il faut répéter quand on est sur le point d’oublier.

 

(1)Je tiens des sources à votre disposition!

 

 

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