Revenons à l’anglais !

Il m’est arrivé quelque chose qui m’a étonnée moi-même.

Pour faire mon travail, j’essaye de m’informer sur les progrès de la psychologie scientifique. La psychologie évolutionniste, l’hypnose, l’EMDR, l’examen de la situation des personnes dans notre société moderne, par exemple le développement de la violence dans les relations des enfants entre eux. Tout cela qui permet d’améliorer le travail thérapeutique est majoritairement né dans le monde anglo-saxon et s’exprime en anglais.

Les spécialistes de la psychologie évolutionniste font leurs recherches dans des universités anglo-saxonnes et publient en anglais. La célèbre Jane Goodall est anglaise. Milton Erickson qui a fait de l’hypnose un véritable instrument de soins est américain. John Bowlby qui a étudié le phénomène de l’attachement est anglais. Madame Francine Shapiro qui a mis au point la technique EMDR est américaine.

Savoir lire l’anglais est donc indispensable pour avoir un contact direct avec l’état de la recherche. Mais j’avais beau savoir lire l’anglais je ne savais pas le parler. Ou du moins je parlais cette langue très particulière qu’est l’anglais que pratiquent entre eux les non-natifs d’un pays anglo-saxon. Autrement dit je peux parler l’anglais avec un francophone,  avec un japonais, un italien. Mais cet anglais est très difficile a comprendre pour les anglophones natifs des États-Unis ou du Royaume-Uni ou du Canada. Pour eux, c’est une sorte d’anglais littéraire et mal prononcé.

C’est alors que je suis tombée sur ces nouvelles méthodes pour apprendre l’anglais. J’ai acheté un de ses cours et j’ai reçu 35 véritables conversations orales entre Américains. J’ai reçu aussi le texte de ces conversations écrites,avec un petit peu de vocabulaire. Et surtout j’ai reçu de longues séries de questions sur le contenu des conversations. Questions auquelles j’étais invitée à répondre. C’étais simple et facile. Mais cela m’a obligée à répondre vite. Au bout de deux séries de questions posées par une vidéo sur mon ordinateur, qui ne m’intimide pas vraiment, j’ai découvert que je savais parler beaucoup mieux que je ne le pensais. Ce qui m’avait arrêtée c’était la peur, de faire des fautes devant des témoins et de ne pas être comprise. Autrement dit un grand manque de confiance en soi.

Mais le manque de confiance en soi c’est ce que je rencontre le plus souvent chez mes patients. Eux, le plus souvent, ont perdu leur confiance en soi lors d’un trauma. Au cours de cet accident, ils se sont forgés une idée d’eux-mêmes négative et ils y croient. Ils sont prisonniers d’un jugement négatif sur eux-mêmes.

C’est ce qu’on appelle une prédiction réalisatrice. Si votre enfant pense qu’il est nul en maths, éventuellement parce que son père qui lui est bon a voulu lui expliquer et a fini par dire ; « Tu es nul ou quoi ! ». L’enfant peut retenir qu’il est nul en maths. Et ne plus rien faire pour améliorer la situation puis qu’il est nul. La parole malheureuse du père aura été une prédiction qui s’est réalisée, parce que l’enfant y a cru.

Et je me suis rendu compte que l’idée que je m’étais faite de mes capacités en anglais étais fausse. Sans doute, à cause de la mauvaise manière dont on nous apprenait traditionnellement l’anglais et de mon horreur d’apprendre par cœur. Cette mauvaise opinion a été renforcée quand je me suis trouvée au milieu d’anglophones natifs. Cette idée a fonctionné comme un obstacle. Comme les idées négatives de mes patients, nées d’un trauma brident l’expression de leur personnalité. J’ai beaucoup employé l’EMDR depuis des années, pour débarrasser mes patients de ces idées fausses  torturantes qu’ils ont contractées lors d’un trauma.

Mais je n’avais pas compris que mes difficultés pour parler et pour écrire en anglais avait une dimension traumatique et donc il ne m’était pas venu à l’idée de m’en débarrasser par un EMDR.

Et j’ai été aidée à comprendre qu’il n’y avait pas beaucoup d’obstacles entre moi et la pratique de l’anglais grâce à ces nouvelles méthodes pour enseigner qui ne vous mettent pas constamment en situation d’échec. Et précisément quand je me suis aperçu que, face à mon paisible ordinateur, je pouvais répondre du tac au tac aux questions.

Dès lors je me suis mise à parler anglais en toutes circonstances, d’abord à moi-même, à mes chats et à mon mouton et puis à l’un ou l’autre de mes patients. J’ai été stupéfaite de cette profusion de mots qui venaient tout seul. Et très vite je me suis dit que si je savais parler, je savais écrire.

La majorité de mes patients sont des personnes qui ont vécu un trauma dans leur enfance ou dans leur jeunesse qui leur ont donné un sentiment de n’être pas assez bien. Ils se sont donc efforcés d’être mieux. Et ce sont devenus des perfectionnistes. Cela veut-il dire qu’ils sont parfaits non. Mais ils s’efforcent de l’êtres. Ils y réussissent plus ou moins bien. Mais il déploie des efforts épuisants qui peuvent être destructeurs et entraîner des burnout dans le monde du travail. Tous les burnout que j’ai soignés étaient de ce type la.

Il y a quelques mois, mon attention a été retenue par un film dont le héros est un prototype de perfectionnisme. Je l’ai d’ailleurs conseillé à quelques-uns de mes patients. C’est ainsi que m’est venue l’idée de me donner comme devoir d’écriture anglaise, le récit de ce film en soulignant tout ce qui me paraît spécifique du perfectionnisme.

J’ai acheté le cours le 10 janvier2016. J’ai commencé mon texte  le 1 fev. À ce jour il a 3000 mots. Mais comme je viens de décider de faire de ce récit un descriptif du perfectionnisme, je dois encore y travailler un peu.

On peut trouver sur Internet des « robots » correcteur d’anglais. Ils sont de moins bonne qualité que le même genre de programme prévu pour le français, car il y a beaucoup moins de mots en français et que grâce à l’Académie française le sens des mots et les règles sont très claires. Aussi, pour vérifier la qualité de mon anglais écrit j’emploie trois robots. C’est rassurant, mais c’est dévoreurs de temps.

Donc, si vous ou vos enfants souhaitez ou devez apprendre l’anglais, vous gagnerez beaucoup de temps et éviterez beaucoup d’humiliation décourageante en allant voir ça sur Internet.

Comme je rêve depuis longtemps, de créer parallèlement à mon site, un blog en anglais, mon premier devoir d’anglais sera le premier texte de : «One step closer to happiness ».

Mais je peux déjà vous recommander le film : The Edge, le directeur est Lee Tamahori, les acteurs sont Anthony Hopkins et Alec Baldwin, le scénario, très remarquable, est de David Mamet et le studio est « 20th Century Fox ».

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